mur-vegetalFaçade du musée Branly à Paris

Quand on parle de jardins verticaux ou de murs végétalisés, on pense au botaniste Patrick Blanc, précurseur dans ce domaine. Dans nos villes où les surfaces disponibles pour la végétation se font de plus en rares, l’idée de végétaliser des surfaces verticales est plutôt séduisante. Mais le défi repose sur une contrainte essentielle : une structure qui doit être la plus légère et la plus mince possible. Or, il est hors de question de fixer verticalement d’énormes quantités de terre. Alors comment faire pousser des plantes sur un minimum de substrat ?

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Patrick Blanc, botaniste au CNRS, est passionné depuis son plus jeune âge par les plantes, et particulièrement par celles offrant une remarquable capacité d’adaptation à un environnement hostile. A 14 ans, il plantait déjà des fougères sur des palissades dans le jardin de ses parents.

C’est dans les forêts de Thaïlande et de Malaisie qu’il développera son sujet de thèse sur la biologie des sous-bois tropicaux, domaine ignoré jusque là. La capacité d’adaptation et d’invention de certains végétaux épiphytes pour survivre entre la canopée et les sous-bois avec un minimum de substrat organique et de lumière, tout en s’agrippant à presque rien, est une source d’enseignement inépuisable.

C’est grâce à ces expéditions que le chercheur trouve des astuces pour élaborer les murs végétalisés.

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Une video pour mieux comprendre la démarche de Patrick Blanc

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Il a mis au point et breveté un système à base de feutre imputrescible arrosé d’eau additionnée d’engrais. Dans la pratique, l’installation du mur végétal doit être dissociée de la façade pour éviter les dégradations. Le support se compose d’une feuille de PVC expansé et d’un feutre d’irrigation permettant aux racines des plantes de se fixer mais aussi de se nourrir. Une fine couche de substrat est fixée sur la surface ainsi créée. Les plantes sont ensuite placées à la verticale et peuvent coloniser la surface.

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Le choix des plantes :
C’est ici que la formation de botaniste de Patrick Blanc prend toute son importance. Il faut évidemment connaître parfaitement le type de développement des végétaux pour les choisir capables de s’adapter à cette sorte de support, et en fonction de son orientation. Ce qui permet obtenir les effets graphiques souhaités à partir de différentes associations végétales.

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Une liste de plantes pour créer un jardin vertical :

Voici une liste de plantes qui pourront s’épanouir sur ce type de structure sous nos latitudes.
Acanthus mollis,
Budleja alternifolia, Caryopteris x clandonensis, Ceanothus thyrsiflorus ‘repens’,Cistus parviflorus, Convolvulus cneorum, Cotoneaster salicifolius, Delospermum nubigenum, Deutzia gracilis, Escalonia ‘donard seedling’, Euphorbia martinii, Hydrangea arborescens ‘annabelle’, Ixeris stolonifera, Jasminum nudiflorum, Kerria japonica ‘picta’, Origanum laevigatum, Origanum vulgare, Pyracantha ‘orange charmer’, Rosmarinus officinalis ‘corsican blue’, Ruta graveolens, Salvia microphylla, Sedum takesimense, Soleirolia soleiroli, Tiarella wherryi, Vinca minor ‘alba’.

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Exemple de réalisation

Musée des Arts premiers – quai Branly

Créé en 2004, la superficie du mur est de 800 m2. Pour le réaliser, plus de 15.000 plantes de 150 espèces différentes, originaires du Japon, de Chine, des États-Unis et d’Europe centrale, ont été nécessaires. Il demande un entretien régulier et environ 10% des plantes sont renouvelées chaque année. Il a particulièrement souffert à la sortie de l’hiver 2008/2009 comme on peut le lire dans cet article du « Parisien» .

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En complément à l’article

• Le site de Patrick Blanc avec ses différentes réalisations, à voir ici
• Le système de murs végétalisés de Patrick Blanc, à voir ici

Vous pouvez aussi créer votre jardin vertical chez vous :

murdelaurence
Le mur à épiphytes de Laurence
voir la réalisation étape par étape ici

• Un forum avec plein de bons conseils pour vous aider à créer votre mur épiphyte, à voir ici

• Des exemples de murs épiphytes avec des schémas de construction, à voir ici

• Une galerie photo de murs épiphytes, à voir ici

A voir également sur ce blog :

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David Nash

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dans Papillons
5juin 09

adscita-statices
Des Adscita statices butinant une fleur de phacélie.

L’ Adscita statices est un hétérocère (papillon de nuit) de la famille des Zygénidés. Il est actif le jour, ce qui nous permet de l’observer butinant çà et là quelques fleurs, nous offrant ainsi sa magnifique livrée aux reflets métalliques vert turquoise.

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Accouplement, la femelle en haut, le mâle en bas.
Sur la troisième vue, on observe que l’abdomen de la femelle est beaucoup plus gros que celui du mâle.
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Sur cette image, on peut distinguer le dimorphisme au niveau des antennes
entre la femelle en haut (antennes en massue)
et le mâle en bas (antennes en plumet)

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belle-dame

Quand on parle de migration de papillons, on pense généralement à celle du papillon Monarque entre le Mexique et le Canada, mais beaucoup méconnaissent celle du papillon « Vanesse des chardons»  du Maghreb au nord de l’Europe.

papi

Je faisais partie de ceux qui l’ignoraient jusqu’à présent, certainement parce que cette migration s’effectuait les autres années de manière plus discrète. Mais il semblerait que 2009 soit un cru exceptionnel quand à la quantité d’imagos concernées par cet exode.

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C’est pendant le dernier week-end de mai en Normandie que je fus intrigué par le vol frénétique de dizaines de papillons traversant le champ dans lequel je me tenais. Ils allaient tous dans la même direction Nord/Ouest ne prêtant aucune attention aux fleurs qu’ils survolaient. Je me mis à les compter et, en extrapolant, je réalisai qu’environ 5000 papillons avaient dû survoler ce terrain d’à peu près 500 m de long sur une seule journée, beaucoup trop pour qu’il s’agisse d’un phénomène local.

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Une rapide recherche sur internet me conforta dans cette impression qu’il s’agissait bien d’une migration. Laquelle atteint cette année une ampleur exceptionnelle, concernant plusieurs millions de « belles dames» , l’autre nom de la « Vanesse des chardons»  également appelée « Vanessa cardui» .

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Ce papillon de la famille des nymphalidés est facilement reconnaissable par sa couleur brun jaunâtre avec le bout de l’aile noir ponctué de taches blanches.

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C’est en Afrique du Nord que commence le périple des Vanesses, pour atteindre au printemps le sud de l’Europe où elles se reproduisent. C’est alors une nouvelle génération qui va entamer le voyage vers le nord de l’Europe pouvant conduire certains individus jusqu’en Suède. Le temps presse: en effet, la durée de vie de ce papillon est de 3 à 4 semaines. Pour parcourir de telles distances en un minimum de temps la « Vanesse des chardons»  possède un atout, son battement d’aile, qui peut atteindre 80 fois à la seconde lui permettant ainsi d’atteindre la vitesse de 25 km à l’heure.

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Une fois arrivées à destination, 1 ou 2 générations se succéderont jusqu’à l’automne et les derniers adultes entreprendront le voyage de retour.

belle-dame-useCette Belle dame n’atteindra pas la Suède et finira ses jours quelque part en Normandie

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Voici une video sur youtube donnant un aperçu de ce phénomène.

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Quelques liens indiquant qu’il s’agir d’un phénomène européen.

La Belle Dame nous envahit – Suisse

Les papillons à l’assaut du Pays de Vaud – Suisse

Des milliers de papillons passent par nos jardins – Belgique

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butterfly-world

Il y a des projets qui séduisent et donnent un peu d’espoir en ce monde. Le “Butterfly world” de Clive Farrell en fait partie. On pourrait penser qu’il ne s’agit là que d’une serre aux papillons de plus, un peu plus grande que les autres, mais avec les mêmes visées commerciales. C’est justement là que le projet est vraiment différent.

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Situé dans le Hertfordshire, à une vingtaine de kilomètre au nord de Londres, le “Butterfly world ” couvrira une dizaine d’hectares comprenant une prairie de fleurs sauvages qui permettra d’attirer et de sauvegarder les espèces autochtones. Tous les ans seront créés 12 jardins qui combineront les dernières réflexions sur le développement durable et le design contemporain.(Future garden)

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Quelques chiffres pour résumer la situation des Papillons de Grande Bretagne.

* Au cours du XXème siècle, 5 espèces de papillons de jour et 60 espèces de papillons de nuit se sont éteintes.

* Le nombre d’espèces de papillons sur la liste prioritaire des espèces menacées a quintuplé dans les douze dernières années, passant de 11 à 53 papillons de jour (Rhopalocères) et de 24 à plus de 150 papillons de nuit (Hétérocéres)

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Il comprendra également un dôme tropical de 100 m de diamètre et 17 m de haut, sous lequel environ 100.000 papillons tropicaux de 250 espèces différentes évolueront. Une forêt amazonienne y sera recréée, avec des étangs et des cascades. Des chemins de cordes permettront d’évoluer au-dessus de la canopée. Dans le sol seront creusées des grottes dans lesquelles évolueront des créatures telles que des araignées et des scorpions géants.

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“Butterfly World” est la concrétisation du rêve d’un riche promoteur immobilier et entomologiste, Clive Farrell. Il a déjà établi une ferme d’élevage de papillons au Belize, qui exporte des chrysalides dans de nombreuses serres à travers le monde.

Sa passion pour les papillons raconte-il remonte à son enfance après avoir vu un tiger moth sortir d’une chrysalide. Il décida alors qu’il travaillerait pour leur conservation. Pour préserver les papillons locaux, Clive Farrell a même converti en prairies les terres de sa propriété afin de permettre à des espèces devenues rares de prospérer à nouveau.

De gauche à droite, David Bellamy, Clive Farrell et Sir David Attenborough

De gauche à droite, David Bellamy, Clive Farrell et Sir David Attenboroug

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Clive Farrell : ”Les papillons sont comme les canaris dans la mine de charbon. Dans des conditions de stress, ils sont les premiers à souffrir et à disparaître. Au XXème siècle, en Grande-Bretagne cinq espèces de papillons de jour et soixante espèces de papillons de nuit ont disparus. Ces pertes drastiques de papillon continuerons tant que nous destruirons leurs habitats naturels à un rythme effrayant.» 

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La première phase de Butterfly World – les jardins et les fleurs sauvages des prairies – ouvrira en Juin 2009 et l’ensemble du projet devrait être achevé d’ici à 2011.

Lien sur une video présentant le projet.

Le site officiel Butterfly world

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dans Insolite, Papillons
16mar 09

Si Jean de la Fontaine avait eu connaissance de ces faits, il aurait certainement écrit une autre fable pour la morale “tel est pris qui croyait prendre”.
Découvrez une vidéo qui en dit long sur l’interdépendance entre les espèces animales.
Avant de la regarder, voici quelques précisions:

papi

Par ordre d’entrée en scène, en voici les protagonistes.

azure-du-serpolet

Le papillon
Il s’agit du Maculinea arion (Azuré du serpolet) appartenant au genre Maculinea de la famille des Lycaenidae, petits papillons bleus que l’on peut encore apercevoir dans certaines régions d’Europe. Le comportement des chenilles du genre Maculinea est assez particulier : elles sont toutes myrmécophiles (qui dépend des fourmis). La chenille se développe sur sa plante hôte jusqu’à son 4 ème stade, puis se laisse tomber sur le sol. Si tout se passe bien, elle sera récupérée par une fourmi qui la confondra avec une de ses propres larves, sinon, elle périra.

myrmica-rubra

La fourmi
Elle est du genre Myrmica. Comme tous les individus de son espèce, son existence sera entièrement consacrée à l’efficacité de la colonie à laquelle elle appartient. Il peut arriver que cette fourmi rencontre une chenille de Maculinea. Abusée par la ressemblance entre la larve du Maculinea et celles provenant de sa colonie, notre fourmi n’écoutera que son instinct et la transportera dans sa fourmilière. Une fois sur place, la chenille dévorera tranquillement les nymphes de la fourmillière, en échange d’un liquide sucré produit par ses glandes dorsales, dont les Myrmica sont friandes.

guepe

La guêpe
La Braconide est une petite guêpe dont la larve est endoparasitoïde : elle consomme son hôte de l’intérieur, en l’occurence des chenilles. Pour pouvoir déposer ses oeufs, la femelle dispose d’un long ovipositeur lui permettant de transpercer la chenille qui servira de garde-manger aux futures larves.

Maintenant que tous les protagonistes sont présentés, place à la vidéo.
Documentaire de la BBC présentée par Sir david

http://www.youtube.com/watch?v=GCo2uCLXvhk

chrysalide

Qui sortira de cette chrysalide ?
papi

D’autres videos aussi étonnantes de Sir David Attenborough dans cette playlist

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