Au départ, j’ai cru à un gag ou à une homonymie fâcheuse, mais non, il s’agit bien du Monsanto que nous connaissons, l’un des principaux producteurs d’OGM, celui qui commercialise l’herbicide total « Roundup », et dont le nom est associé au PCB et à l’Agent Orange. Bref un poids lourd dans le désastre écologique qui ronge petit à petit notre planète. Comme si un fabricant de cigarettes ouvrait un institut contre le cancer… Poursuivant ma recherche sur l’insectarium, j’ai découvert qu’il existait également une fondation Monsanto dont le site vaut son pesant de cacahuètes (non transgéniques) pour la mauvaise foi et le cynisme affiché.
Voici un lien vers le site de la fondation Monsanto , si vous souhaitez demander une subvention… mais tenez compte des priorités évoquées dans le troisième point de la FAQ « 3. In what geographic areas does the Fund give grants?
Priority is given to communities where we have employees, facilities or strategic business interests. »
En regardant la photo de ce nid d’ Amblyornis inornatus, comment ne pas y voir un symbole de l’omniprésence de l’homme dans la nature. Jusqu’à ces dernières années, ces oiseaux utilisaient comme objets de décoration des feuilles d’arbre d’un rouge éclatant, des baies d’un bleu lumineux et d’autres éléments puisés dans la nature. Désormais, certains d’entre eux remplacent en partie les éléments naturels par ceux provenant de l’activité humaine (film plastique, emballages etc..), leur attribuant une esthétique loin d’être sans intérêt.
L’Amblyornis inornatus fait partie des Ptilonorhynchidae famille composée
de 20 espèces dont l’Amblyornis flavifrons qui a été photographié pour la première fois
lors d’une expédition en décembre 2005.
Ces oiseaux sont appelés « jardiniers » pour le soin méticuleux qu’ils mettent à l’édification
et à la décoration de leur nid. Le but de toute cette création étant de rendre l’endroit
le plus irrésistible possible afin de séduire la femelle…
Chez les paradisiers, la concurrence ne s’opère pas sur des compétence architecturales et
décoratives, mais plutôt sur des talents de chorégraphe et la capacité de parader.
Voici 3 exemples de ces extravagantes mises en scéne qui, par bonheur pour la préservation
de ces espèces, trouve un écho favorable auprès du sexe opposé.
Nous soyons apparaitre le paradisier superbe à la 2ème minute de cette vidéo.
Le moins que l’on puisse dire c’est que dans l’art de la séduction il met le paquet.
Description de la parade du Paradisier superbe (Lophorina superba)
dans ornithomedia.com
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Paradisier de Carola (Parotia carolae)
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La « danse de la ballerine » est l’un des six mouvements distincts, au moins,
qui compose le répertoire du paradisier mâle de Carola.
Son rituel de séduction est le plus complexe de tous les paradisiers.
Description de la parade du Paradisier de Carola (Pariota carolae)
dans ornithomedia.com
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Paradisier republicain (Cicinnurus respublica)
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Avec le Cicinnurus respublica le verbe plastronner prend tout son sens.
Si Jean de la Fontaine avait eu connaissance de ces faits, il aurait certainement écrit une autre fable pour la morale “tel est pris qui croyait prendre”.
Découvrez une vidéo qui en dit long sur l’interdépendance entre les espèces animales.
Avant de la regarder, voici quelques précisions:
Par ordre d’entrée en scène, en voici les protagonistes.
Le papillon
Il s’agit du Maculinea arion (Azuré du serpolet) appartenant au genre Maculinea de la famille des Lycaenidae, petits papillons bleus que l’on peut encore apercevoir dans certaines régions d’Europe. Le comportement des chenilles du genre Maculinea est assez particulier : elles sont toutes myrmécophiles (qui dépend des fourmis). La chenille se développe sur sa plante hôte jusqu’à son 4 ème stade, puis se laisse tomber sur le sol. Si tout se passe bien, elle sera récupérée par une fourmi qui la confondra avec une de ses propres larves, sinon, elle périra.
La fourmi Elle est du genre Myrmica. Comme tous les individus de son espèce, son existence sera entièrement consacrée à l’efficacité de la colonie à laquelle elle appartient. Il peut arriver que cette fourmi rencontre une chenille de Maculinea. Abusée par la ressemblance entre la larve du Maculinea et celles provenant de sa colonie, notre fourmi n’écoutera que son instinct et la transportera dans sa fourmilière. Une fois sur place, la chenille dévorera tranquillement les nymphes de la fourmillière, en échange d’un liquide sucré produit par ses glandes dorsales, dont les Myrmica sont friandes.
La guêpe La Braconide est une petite guêpe dont la larve est endoparasitoïde : elle consomme son hôte de l’intérieur, en l’occurence des chenilles. Pour pouvoir déposer ses oeufs, la femelle dispose d’un long ovipositeur lui permettant de transpercer la chenille qui servira de garde-manger aux futures larves.
Maintenant que tous les protagonistes sont présentés, place à la vidéo.
Documentaire de la BBC présentée par Sir david
Les phryganes (Phryganea) sont de petits papillons de l’ordre des Trichoptères dont les larves vivent dans l’eau.
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La larve de Phrygane construit autour d’elle une carapace protectrice originale :tout d’abord, elle se tisse un habit de soie à partir des sécrétions de ses glandes salivaires. Puis elle le recouvre d’éléments hétéroclites, brindilles, petits cailloux et coquillages, récoltés au fond de l’eau grâce à ses pièces buccales et ses pattes antérieures.
Au fur et à mesure qu’elle grandit, elle allonge et élargit en cône sa gangue protectrice, abandonnant derrière elle le bout trop étroit devenu inutile.
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L’idée d’ Hubert Duprat fut de fournir à quelques unes de ces larves, à la place des éléments habituels, de l’or, des perles et des pierres précieuses pour décorer leur costume. Le résultat, ce sont ces fourreaux étranges et luxueux.
Voici une vidéo où l’on peut voir une phrygane en plein travail d’orfèvrerie.
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Merci à Guillaume qui en laissant un commentaire sur l’article Cuir biologique sans victime animale m’a indiqué cet artiste que je ne connaissais pas.
Comment dire? Surprenant, merveilleux, incroyable ? Les adjectifs manquent pour décrire les différentes phases du développement de cet hétérocère (papillon de nuit).
J’aurais pu titrer cet article : « le Brahmaea hearseyi ou l’art de la transformation ».
Tout commence par un oeuf, une petite perle de verre opaque d’environ 2 millimètres de diamètre.
Au bout d’une dizaine de jour, une petite chenille hérissée d’antennes disproportionnées sort de sa coquille, qu’elle dévore.
A partir de cet instant, elle deviendra une gloutonne pour atteindre, en un mois, la taille respectable de 14 centimètres.
Ceci est la posture caractéristique de cette chenille quand elle se sent menacée : elle recourbe la tête, présentant ainsi un visage factice orné de quatre grandes antennes torsadées.
Au bout d’une quinzaine de jours elle perd ses antennes, mais continue à prendre la même posture en cas de menace.
Un peu plus d’un mois après la sortie de l’oeuf, la phase que j’intitulerais « Grande dévoreuse » est terminée pour laisser place à celle que j’appellerais de « Grande randonneuse ».
Pendant environ 2 jours elle circule inlassablement à la recherche d’un lieu propice pour la nymphose.
La nymphose se produit dans un ensemble de modifications spectaculaires qui aboutiront en moins de 2 jours à la chrysalide.
La transformation continue mais maintenant à l’abri des regards.
Environ 25 jours plus tard, cette merveille sort de sa chrysalide.
Elle vivra une dizaine de jours.
D’autres photos de ce splendide papillons sur ce site (eh oui je fais une fixation)
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Petits conseils pour l’élevage
- éclosions des oeufs a lieu 8 a 10 jours apres la ponte à une temperature comprise entre 22 et 26°c et 80% d’humidité.
- développement de l’oeuf à la chrysalide environ 1 mois.
- les chenilles se nourrissent de troëne (prévoir d’énormes quantités vers la fin)
- éclosion de la chrysalide, généralement il faut compter 3 semaine à 1 mois
- accouplement délicat mais facilité en atmosphère aérée en isolant les imagos par couples dans de petits volumes, avec systématiquement un mâle plus vieux que la femelle,
- ponte clairsemée de plus de 150 gros oeufs jaunes par femelle sur les parois de l’enceinte d’élevage et les végétaux,