Non, ce n’est pas une nouvelle recette de cuisine, mais la pensée qui m’est venue en découvrant cet alignement incongru de cadavres de taupes, accrochés à un fil de fer barbelé.
La scène se passe en Normandie, une région possédant de solides traditions. Renseignements pris, il s’agit d’une sorte de tableau de chasse qui indique à celui qui le voit la grande efficacité du taupier, une sorte de publicité : “Voyez comme je suis bon, j’ai réussi à tuer 23 taupes sur ce terrain”.
La Taupe animal « utile » ou « nuisible »?
En visitant les différents forums sur le web, il est évident qu’une majorité d’internautes considère qu’il faut absolument s’en débarrasser, les moyens pour y parvenir s’échelonnant des plus radicaux, comme le gaz ou le poison, aux plus pacifistes, telles les plantes répulsives. Rares sont ceux qui envisage qu’il puisse y avoir une cohabitation possible avec ce tout petit mammifère.
Sa grande qualité, c’est qu’il passe son temps à creuser des galeries pour se nourrir de vers et de larves, ce qui aère la terre. Malheureusement, comme il ne sait pas reboucher la galerie après son passage, il évacue le trop-plein de terre et ça fait des mottes. A une époque où la campagne et les jardins doivent être lisses et « propres », c’est amplement suffisant pour justifier sa condamnation. Personnellement, je trouve très pratique de récupérer la terre de taupe, légère et débarrassée des cailloux, pour le potager et mes diverses plantations. Même si parfois, son sans-gêne m’exaspère un peu.









