De temps en temps, cela fait du bien d’avoir de bonnes surprises. Par exemple, avoir le bonheur de voir dans son jardin une espèce qui a échappé à l’avancée implacable de la destruction de notre environnement.
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Ce matin-là, alors que je désherbais mon jardin (à la main), cette bonne surprise avait une forme triangulaire et une livrée noire parsemée de tache blanche. La fraîcheur de ses ailes m’indiqua que l’émergence devait être toute récente.
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Après quelques recherches sur internet, j’ai pu lui donner un nom : il s’agissait de l’écaille fermière, nommée également écaille villageoise, et Epicallia villica par les entomologistes.
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Au moment de la ramasser pour une séance photo, j’aperçus non loin une autre écaille, mais aux ailes défraîchies et qui semblait avoir quelques journées de vol. En les regardant plus attentivement, je vis que la première était une femelle et la deuxième un mâle.
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Il existe, paraît-il, une espèce de lépidoptères dont les mâles sont si impatients de se reproduire qu’ils se perchent sur les chrysalides femelles et attendent leur émergence pour les féconder tout de suite !
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Je me suis demandé si ce n’était pas le cas ici. Cette idée fut confortée par le peu d’intérêt que manifesta le mâle à l’égard de la femelle lorsque je les déposai tous les deux sur des fleurs de Lantana pour prendre quelques photos. Comme si, déjà fécondée, la femelle n’offrait plus d’attrait pour le mâle.
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Cette écaille est une simulatrice, après l’avoir un peu taquinée, elle c’est mise sur le dos et c’est figée dans une posture de morte pendant quelques dizaines de secondes
« Papillons-creation »est un nouveau site de déco qui présente des créations à partir de papillons.
Chaque composition est une pièce unique, faite à la main, à base d’ardoise, de brique, de charbon, de lichen, ou de feuilles, comme un écrin où vient se poser un papillon
Les papillons sont choisis uniquement pour leur beauté; aucun papillon rare ou en voie d’extinction n’est utilisé dans ces créations.
Plus qu’un objet de décoration, chacune de ces boîtes est une oeuvre d’art.
«Ils arrivent ! Ils arrivent ! », crie quelqu’un, alors que des dizaines de milliers de papillons surgissent soudain de derrière une colline. « Il faut le voir pour le croire : on dirait une rivière pourpre ! », s’exclame Chan Chia-lung, un chercheur de la Fondation taiwanaise de développement de l’ingénierie écologique.
Alors que les « spectateurs » s’extasient, la voie extérieure de l’autoroute n°3 est promptement fermée à la circulation pour que les papillons puissent la survoler en toute sécurité.
L’apparition des papillons se répète chaque printemps à Linnei, un village du district de Yunlin, dans le sud de Taïwan. Les papillons en question sont des danaïdes appartenant au genre Euploea qui hivernent dans le sud de Taïwan pour la plupart dans les districts de Kaohsiung, Pingtung et Taitung. Au printemps, leur instinct les pousse à s’envoler vers leurs lieux de reproduction, dans le nord de l’île pour revenir en octobre vers Maolin.
Chan Chia-lung a commencé à s’intéresser aux danaïdes et à travailler à leur protection en 2000, grâce à des financements du bureau des Forêts, au ministère de l’Agriculture. Il travaille depuis avec d’autres entomologistes amateurs à la documentation des trajets suivis par ces papillons voyageurs
Au cours de sa migration, la danaïde survole l’autoroute n°3, qui a été inaugurée en 2004, au niveau de Linnei. Grâce à un système de caméras, Chan Chia-lung a pu établir qu’à certaines périodes, il en passait à cet endroit plus de 10 000 à la minute. Il a aussi constaté que des dizaines de milliers de papillons étaient écrasés par les véhicules qui passaient à toute allure. En 2005, il a plaidé leur cause auprès de l’administration en charge des autoroutes.
En 2007, Lin Tieshyong et Cheng Jui-fu professeurs au département de l’ingénierie civile et écologique à l’Université I-Shou de Kaohsiung sensibilisés par le discours de Chan Chia-lung soumettent au bureau des autoroutes un projet de « corridor écologique ». Ils suggérent l’installation de lampes à ultraviolet pour inciter les papillons à passer à un endroit précis, ainsi que de filets le long de la voie pour les forcer à voler plus haut et ainsi éviter les véhicules. Ils ont aussi proposé de fermer à la circulation une partie de l’autoroute lorsque les passages de papillons dépassent 2 000 à la minute. A leur grand étonnement, ce projet fut accepté et réalisé.
Voila pourquoi, si vous circulez par une belle journée de printemps sur l’autoroute n°3 du côté de Linnei à Taîwan, vous serez invité à lever le pied pour laisser passer les danaïdes.
Voir l’article original dans son intégralité, où l’on apprend beaucoup de choses sur la protection de la nature à Taîwan.
Des Adscita statices butinant une fleur de phacélie.
L’ Adscita statices est un hétérocère (papillon de nuit) de la famille des Zygénidés. Il est actif le jour, ce qui nous permet de l’observer butinant çà et là quelques fleurs, nous offrant ainsi sa magnifique livrée aux reflets métalliques vert turquoise.
Accouplement, la femelle en haut, le mâle en bas.
Sur la troisième vue, on observe que l’abdomen de la femelle est beaucoup plus gros que celui du mâle.
Sur cette image, on peut distinguer le dimorphisme au niveau des antennes
entre la femelle en haut (antennes en massue)
et le mâle en bas (antennes en plumet)