une écaille dans le jardin

Posté par yumik
dans Papillons
7juil 10

De temps en temps, cela fait du bien d’avoir de bonnes surprises. Par exemple, avoir le bonheur de voir dans son jardin une espèce qui a échappé à l’avancée implacable de la destruction de notre environnement.

>i<

Ce matin-là, alors que je désherbais mon jardin (à la main), cette bonne surprise avait une forme triangulaire et une livrée noire parsemée de tache blanche. La fraîcheur de ses ailes m’indiqua que l’émergence devait être toute récente.

>i<

>i<

Après quelques recherches sur internet, j’ai pu lui donner un nom : il s’agissait de l’écaille fermière, nommée également écaille villageoise, et Epicallia villica par les entomologistes.

>i<

Au moment de la ramasser pour une séance photo, j’aperçus non loin une autre écaille, mais aux ailes défraîchies et qui semblait avoir quelques journées de vol. En les regardant plus attentivement, je vis que la première était une femelle et la deuxième un mâle.

>i<


>i<

Il existe, paraît-il, une espèce de lépidoptères dont les mâles sont si impatients de se reproduire qu’ils se perchent sur les chrysalides femelles et attendent leur émergence pour les féconder tout de suite !

>i<

>i<

Je me suis demandé si ce n’était pas le cas ici. Cette idée fut confortée par le peu d’intérêt que manifesta le mâle à l’égard de la femelle lorsque je les déposai tous les deux sur des fleurs de Lantana pour prendre quelques photos. Comme si, déjà fécondée, la femelle n’offrait plus d’attrait pour le mâle.

>i<

>i<

Cette écaille est une simulatrice, après l’avoir un peu taquinée, elle c’est mise sur le dos et c’est figée dans une posture de morte pendant quelques dizaines de secondes.
{lang: 'fr'}


echinedea

Non seulement Ernst Heinrich Philipp August Haeckel (Potsdam, le 16 février 1834 – Iéna, le 8 août 1919) était biologiste, philosophe et libre penseur, mais en plus il possédait un bon coup de crayon comme en témoignent ces images de méduses et d’organismes présents dans le plancton, illustrant l’impressionnante beauté du monde biologique

discomedusae
discomedusae

« Kunstformen der Natur » (les formes d’art de la nature) parurent de 1899 à 1904 sous la forme de nombreux cahiers et connurent un succès populaire.

blastoïda
blastoïda

Les représentations et planches de sa main impressionnent par leur fidélité et leur précision. En raison de l’abondance des espèces représentées, ces planches aux qualités plastiques indéniables influencèrent l’art du début du XXe siècle, et gardent encore aujourd’hui un grand intérêt scientifique.

ascidiae
ascidiae

les formes d’art de la nature

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ernst_Haeckel

http://caliban.mpiz-koeln.mpg.de/haeckel/kunstformen/natur.html

   
{lang: 'fr'}

dans coup de gueule
24mar 10

messi-ours

On dit qu’un dessin vaut mieux qu’un long discours,
je pense que cette vérité peut s’appliquer également
aux chiffres.
Parfois ceux-ci valent mieux qu’un long discours.

bresil mondial 2014

http://www.bresil-mondial2014.com

terre

A une certaine hauteur, les chiffres donnent le vertige et ne signifient plus grand-chose; mais quand on s’amuse à les comparer entre eux, alors tout s’illumine et l’échelle de valeur de notre monde devient d’une logique implacable.

-

Je prends comme exemple deux montants dont j’ai pris connaissance récemment : d’un côté, celui des gains sur une année de Lionel Messi (argentin du FC Barcelone) le joueur de football le mieux payé d’Europe, et, de l’autre, le budget de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction).

-

Pour Lionel Messi, les gains sur une année sont de 33 millions d’euros pour environ une trentaine de but inscrits dans l’année, ce qui nous donne le but à environ 1 millions d’euros.
C’est un peu cher le but.

Le budget de la CITES est de 5 millions de dollars (3,7 millions d’euros), dans un seul but : réglementer le commerce des espèces sauvages en vue de les conserver. Elle confère aujourd’hui un statut protégé, à des degrés divers, à environ 34.000 espèces sauvages.
C’est pas cher le but…

-

Pour pouvoir mener à bien ses différentes missions, la CITES demande une augmentation de son budget de 16%, l’idéal serait de 30%, soit environ 1,2 millions d’euros, l’équivalent d’un but de Lionel Messi.

terre

Conclusion:
Barcelone se donne plus de moyens pour gagner la ligue des champions que le monde entier pour préserver la biodiversité.

Mettre en relation ces différents chiffres illustre assez bien les aberrations de notre époque, où des sommes folles sont dépensées pour un spectacle futile, quand dans le même temps on éprouve des difficultés considérables pour réunir des ressources pour ce qui engage notre avenir et celui de nos enfants.

terre

Palmares des joueurs de football les mieux rémunéré en Europe (en millions d’Euros).

1: Lionel Messi (FC Barcelone – Espagne) : 33
2 : David Beckham (Milan AC – Italie) : 30,4
3 : Cristiano Ronaldo (Real Madrid – Espane) : 30
4 : Kaka (Real Madrid – Espagne) : 18,8
5 : Thierry Henry (FC Barcelone – Espagne) : 18
6 : Ronaldinho (Milan AC – Italie) : 17,2
7 : Carlos Tevez (Manchester City – Angleterre) : 15,4
8 : Zlatan Ibrahimovic (FC Barcelone – Espagne) : 14,5
9 : Frank Lampard (Chelsea – Angleterre) : 14,2
10 : Samuel Eto’o (Inter Milan – Italie) : 13,8
xx: CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) : 3,7

terre

Documents

les joueurs de football les mieux rémunérés d’Europe

Palmares des joueurs de football les mieux rémunérés d’Europe

La CITES reclame une augmentation de son budget

Le site de la CITES

{lang: 'fr'}

dans Art Bio, Papillons, creations
17mar 10

« Papillons-creation«  est un nouveau site de déco qui présente des créations à partir de papillons.

Chaque composition est une pièce unique, faite à la main, à base d’ardoise, de brique, de charbon, de lichen, ou de feuilles, comme un écrin où vient se poser un papillon

papi
Les papillons sont choisis uniquement pour leur beauté; aucun papillon rare ou en voie d’extinction n’est utilisé dans ces créations.
papi
Plus qu’un objet de décoration, chacune de ces boîtes est une oeuvre d’art.
Une belle idée de cadeau – à offrir ou pour soi !
papi

Voici quelques-unes de ces créations

Composition Heliconius thelxiope

Composition Heliconius charitonia vasquezae

Composition Idea leuconoe

Composition Morpho aurora aureola

Composition Morpho godarti

Composition Papilio peranthus

Composition Papilio thoas

Composition Papilio ulysse

Accés au site « Papillons-création »

{lang: 'fr'}


epareuse

Au début, l’idée de faucher le bord des routes partait d’une bonne intention : donner une meilleure visibilité aux panneaux de signalisation et éviter les incendies de forêt dans les zones à risque. Or, cette bande de nature le long des routes est d’une grande importance pour la biodiversité et reste souvent l’unique refuge de quantité d’espèces animales et végétales. Mais l’utilisation généralisée des épareuses a rendu la tâche si facile que le zèle imbécile des agents de voirie au volant de leur joujou a pu s’exprimer pleinement. Le désolant résultat est là, les bords de route sont souvent ridiculement rasés jusqu’à la limite des champs cultivés, offrant un spectacle affligeant de pauvreté.

herbeseule

Il n’existe apparemment pas de texte de loi régissant le fauchage en bord de route, laissé à la libre appréciation des acteurs concernés, communes et DDE.

herbeseule

Pourtant il existe une solution que l’on appelle le « fauchage raisonné », avec des règles simples à comprendre et à appliquer, ayant l’avantage d’améliorer la sécurité routière, et, en même temps, d’économiser l’argent public et de minimiser l’impact négatif sur la biodiversité.

Bref, le beurre, l’argent du beurre et le …..

Tous ces objectifs et enjeux sont résumés dans une excellente plaquette d’information du Sétra (service d’études sur les transports, les routes et leurs aménagements) dont voici un bref résumé dans l’encadré ci-dessous. (1)

LES CONTRAINTES DES BORDS DE ROUTES
Objectifs de sécurité

(le beurre)

• Délimiter clairement la chaussée

• Maintenir visible la signalisation

• Permettre l’arrêt des véhicules et permettre aux piétons de circuler le long de la chaussée

Enjeux économiques

(l’argent du beurre)

• Optimiser les opérations d’entretien en adaptant la fréquence de fauchage et les périodes de coupe

• Maintenir un couvert végétal pour limiter l’érosion des pentes.

Enjeux environnementaux

(et le …)

• Rendre compatible l’entretien des dépendances vertes avec le maintien de la faune et de la flore

• Contrôler la végétation non désirée: éviter la prolifération des plantes invasives

ci dessous un schéma de bord de route classique
schemaroute

Ce que le fauchage raisonné préconise

1) La bande de sécurité

L’espace situé immédiatement au bord de la route sur une largeur d’environ 1,50 m dans les lignes droites et 2 m dans les virages
doit être fauché plusieurs fois dans l’année, pour des raisons évidentes de sécurité (d’où son nom), pour que l’herbe ne dépasse pas 40 cm de haut.

Mais on ne doit pas faucher à ras :
une hauteur minimum de 8 cm est requise.

Pourquoi cela ?
Parce que cela coûte moins cher à la collectivité et que c’est mieux pour la biodiversité.

Pourquoi c’est rarement respecté?
A cause de deux idées reçues :

Herbe coupée à ras = repousse moins rapide, et résultat d’apparence plus « propre »

herbe

2) Fossé, talus et berme

Dans cette partie du bord de route la sécurité de l’usager n’est plus en jeu. Ce n’est pas pour autant qu’il ne doit pas y avoir de fauchage mais celui-ci doit être tardif (de fin juin à début septembre en fonction de la présence ou non de plantes invasives) pour préserver la diversité florale et animale et toujours avec une coupe de 8 cm minimum.

Beaucoup de professionnels du secteur sont convaincus du bien-fondé du « fauchage raisonné » mais les obstacles pour son application sont dûs en grande partie à la méconnaissance de la population de l’impact du fauchage sur l’environnement.
Pour beaucoup de gens, un travail bien fait, c’est un travail qui se voit. Ils n’hésitent pas à faire pression sur les différents organismes chargés de l’entretien des bords de route pour demander plus de PROPRETE.
en rapport avec l’accoroutage

Voici en témoignage un échange de mail avec le CETE (Centre d’Études Techniques de l’Équipement) Normandie Centre
en rapport avec l’accoroutage

>QUESTION
Bonjour,
en lisant une revue sur les « corridors écologiques », je suis tombé sur ce passage vous concernant et j’avoue ne pas avoir compris grand chose.
le CETE Normandie Centre,s’inscrivant dans la Stratégie Nationale pour la Biodiversité, a engagé une étude prospective sur la fragmentation des habitats par les infrastructures de transport en Basse-Normandie. Dans le but de protéger les espèces et d’améliorer la sécurité des usagers de la route, il propose de mettre en place un système d’analyse synthétique du fonctionnement paysager permettant de comprendre les enjeux naturels et de planifier des actions coordonnées.

J’ai été sur votre site et je n’ai pas plus compris, ça ressemble beaucoup à du bla bla alors qu’il me semble qu’il y a concrètement beaucoup de choses à faire. A commencer par arrêter la folie des Epareuses Debroussailleuses qui souvent rasent tout sur plusieurs mètres sur le bord des routes empêchant ainsi la reproduction d’espèces végétales et animales et offrant à la vue de l’automobiliste un paysage désolant de pauvreté.

dans l’attente d’une réponse

cordialement

>REPONSE
Monsieur,Nous vous remercions de votre message du 2 octobre dernier.Notre service travaille sur les trames vertes et trames bleues, telles que prescrites par le Grenelle de l’environnement et nous nous ferons un plaisir de répondre à des questions de compréhension sur les points particuliers qui retiennent votre attention.

Notre service travaille aussi en contact avec les fabricants de matériels d’entretien routier et les services de l’Etat et des collectivités gestionnaires des routes, afin d’améliorer les pratiques de fauchage et d’élagage des dépendances routières. Ces pratiques ont bien évolué pour le fauchage des accotements dans le sens de la préservation de la biodiversité même si elle ne sont pas encore généralisées. Vous avez raison de souligner que des progrès restent à faire mais la prise de conscience doit être collective: les gestionnaires reçoivent aussi des courriers de mécontentement d’usagers ou de riverains qui voudraient des coupes régulières et rases.

Nous espérons que ces quelques éléments répondent à votre légitime interrogation et nous vous invitons à visiter régulièrement notre site internet qui présente l’ensemble de nos activités.

Veuillez agréer, Monsieur, nos sincères salutations.

herbeseule

L’enjeu économique et écologique est loin d’être ridicule, et devrait à mon humble avis de citoyen devenir une priorité nationale.
En effet, les bords de route représentent environ 3400 km2, soit à peu près la surface des parc nationaux (3).

herbeseule

Une estimation du surcoût dû à la fauche abusive pour l’entretien des bas-côtés des route réalisé par Daniel MATHIEU (3) (4) est édifiante à ce sujet, même si ces estimations sont purement théoriques et en tenant compte d’une grande marge d’erreur.

En moyenne 1 à 2 m de largeur de coupe pourraient être épargnés.
Ce coût est connu du CETE (Centre d’Études Techniques de l’Équipement).
D’après les données du CETE, ce coût est de l’ordre de 0,15 F par m2.(2002)
Pour 1 million de Km de routes et pour les 2 côtés, avec 2 m de fauchage excédentaires
par chaussée nous totalisons ainsi 4 milliards de m2 (!) rasés inutilement
et 600 Millions de francs (environ 1 millions d’euro) par an de dépenses inutiles.

herbeseule

En résumé

Dans « Fauchage raisonné » il y a « fauchage » mais il y a aussi « raisonné »,
c’est sur deuxième terme qu’il y a encore beaucoup de travail à accomplir.

Nous devons « raisonner » une grande partie de la population pour qui un bord de route bien entretenu doit ressembler
à « un green de golf », « raisonner » également les intervenants sur les répercutions de leur travail sur la biodiversité .

Pour cet article j’ai essayé d’être le plus clair possible même si parfois l’information présente sur internet ne l’est pas toujours.

Si vous souhaitez réagir ou apporter des informations complémentaire ne vous génez surtout pas,
cet article est la pour cerner au mieux les enjeux de l’accoroutage.

don

Un combat pour les don quichotte du XXIè siécle !
(On voit bien en arrière-plan les ravages du fauchage non raisonné…)

(1) Fauché mieux, le fauchage raisonné (pdf) : note d’information du Sétra
(2)
Influence du développement durable sur l’entretien des espaces verts, des routes et de la voirie (pdf) : il s’agit d’un rapport listant tous les avantages d’une coupe haute tant économique qu’environnemental. Le plus surprenant c’est qu’il est rédigé par Christophe Bachmann patron de la société NOREMAT (constructeur de matériels d’entretien des accotements routiers des espaces verts)
(3)
La gestion différenciée des bords de route (pdf)(version html) : document à lire absolument pour comprendre pourquoi on en est arrivé là.
(4) Entretien des abords routiers – MATHIEU Daniel – Décembre 2002
(html) : le calcul en question est en fin de page et il date de 2002.
(5) Où l’épareuse passe, le talus trépasse… (html)

A voir aussi :
bouriane verte
: un bel exemple d’utilisation abusive d’une épareuse
http://www.campagnesetenvironnement.fr
: proposition d’un protocole pour la gestion responsable des bords de routes et permettre de sauvegarder les insectes butineurs.

Ca bouge au niveau des Conseils généraux :
Conseil général de l’Orne : Pour un fauchage raisonné dans l’Orne (pdf) :
vous êtes invité à vérifier si cela est appliqué ou pas et à faire pression ci n’est pas les cas, les adorateurs de green de golf ne se gènent pas.
Conseil général de Loire Atlantique (html) : même vigilance que pour l’Orne

{lang: 'fr'}

Subscribe to RSS

Abonnement