Au départ, j’ai cru à un gag ou à une homonymie fâcheuse, mais non, il s’agit bien du Monsanto que nous connaissons, l’un des principaux producteurs d’OGM, celui qui commercialise l’herbicide total « Roundup », et dont le nom est associé au PCB et à l’Agent Orange. Bref un poids lourd dans le désastre écologique qui ronge petit à petit notre planète. Comme si un fabricant de cigarettes ouvrait un institut contre le cancer… Poursuivant ma recherche sur l’insectarium, j’ai découvert qu’il existait également une fondation Monsanto dont le site vaut son pesant de cacahuètes (non transgéniques) pour la mauvaise foi et le cynisme affiché.
Voici un lien vers le site de la fondation Monsanto , si vous souhaitez demander une subvention… mais tenez compte des priorités évoquées dans le troisième point de la FAQ « 3. In what geographic areas does the Fund give grants?
Priority is given to communities where we have employees, facilities or strategic business interests. »
l’Ultimatum Climatique est un appel lancé par onze ONG pour agir face à l’urgence des changements climatiques et mobiliser les citoyens à l’approche de la conférence de l’ONU pour le climat à Copenhague en décembre 2009.
L’objectif est d’atteindre le cap symbolique d’un million de signatures. Pour cela vous êtes conviés à signer l’appel est aussi le diffuser.
C’est une petite goutte d’eau dans la mer mais avec le rechauffement climatique chaque goutte d’eau compte.
Il y a des petits actes d’incivilité qui révoltent. J’aime beaucoup me balader dans la nature, même si la plupart du temps il est triste de constater à quel point celle-ci est maltraitée et vide de vie animale. En se promenant, on peut malheureusement se rendre compte qu’elle est considérée par certains comme une poubelle bien pratique. Pour ceux-là, je crains qu’ils soient totalement imperméables aux discours sur la nécessité de préserver la nature, et que le Grenelle de l’Environnement ne soit pour eux qu’une source de contrariété.
J’ai passé la plupart des vacances d’été de mon enfance chez ma grand-mère, en Touraine, et il m’arrive d’y retourner de temps en temps. J’aime revenir sur ces lieux chargés de souvenirs, en constatant évidemment que les choses ont bien changé. Parmi mes coins préférés, il est une petite pièce d’eau insignifiante mais dans laquelle, chaque fois, je pouvais observer des tritons. Le week-end dernier, tout ce que j’y ai vu, c’est une salamandre morte entre deux eaux et un bidon rouillé au fond du bassin.
salamandre morte
J’ai récupéré celui-ci à l’aide d’un morceau de bois : il avait contenu du DM 68 un désherbant dont la commercialisation est interdite depuis 1995 !
J’enrage à l’idée qu’un abruti, puisse délibérément jeter dans cette pièce d’eau un bidon contenant des restes d’herbicide, sans ce soucier de la vie quelle peut contenir. Je rappelle à ce triste individu que le triton est une espèce protégée ( mais malheureusement pas contre l’indifférence et la bêtise …)
Avec un peu de chance, les tritons sont partis hibernés quelques parts et au printemps l’eau se sera assainie.
En regardant la photo de ce nid d’ Amblyornis inornatus, comment ne pas y voir un symbole de l’omniprésence de l’homme dans la nature. Jusqu’à ces dernières années, ces oiseaux utilisaient comme objets de décoration des feuilles d’arbre d’un rouge éclatant, des baies d’un bleu lumineux et d’autres éléments puisés dans la nature. Désormais, certains d’entre eux remplacent en partie les éléments naturels par ceux provenant de l’activité humaine (film plastique, emballages etc..), leur attribuant une esthétique loin d’être sans intérêt.
L’Amblyornis inornatus fait partie des Ptilonorhynchidae famille composée
de 20 espèces dont l’Amblyornis flavifrons qui a été photographié pour la première fois
lors d’une expédition en décembre 2005.
Ces oiseaux sont appelés « jardiniers » pour le soin méticuleux qu’ils mettent à l’édification
et à la décoration de leur nid. Le but de toute cette création étant de rendre l’endroit
le plus irrésistible possible afin de séduire la femelle…
Chez les paradisiers, la concurrence ne s’opère pas sur des compétence architecturales et
décoratives, mais plutôt sur des talents de chorégraphe et la capacité de parader.
Voici 3 exemples de ces extravagantes mises en scéne qui, par bonheur pour la préservation
de ces espèces, trouve un écho favorable auprès du sexe opposé.
Nous soyons apparaitre le paradisier superbe à la 2ème minute de cette vidéo.
Le moins que l’on puisse dire c’est que dans l’art de la séduction il met le paquet.
Description de la parade du Paradisier superbe (Lophorina superba)
dans ornithomedia.com
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Paradisier de Carola (Parotia carolae)
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La « danse de la ballerine » est l’un des six mouvements distincts, au moins,
qui compose le répertoire du paradisier mâle de Carola.
Son rituel de séduction est le plus complexe de tous les paradisiers.
Description de la parade du Paradisier de Carola (Pariota carolae)
dans ornithomedia.com
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Paradisier republicain (Cicinnurus respublica)
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Avec le Cicinnurus respublica le verbe plastronner prend tout son sens.
«Ils arrivent ! Ils arrivent ! », crie quelqu’un, alors que des dizaines de milliers de papillons surgissent soudain de derrière une colline. « Il faut le voir pour le croire : on dirait une rivière pourpre ! », s’exclame Chan Chia-lung, un chercheur de la Fondation taiwanaise de développement de l’ingénierie écologique.
Alors que les « spectateurs » s’extasient, la voie extérieure de l’autoroute n°3 est promptement fermée à la circulation pour que les papillons puissent la survoler en toute sécurité.
L’apparition des papillons se répète chaque printemps à Linnei, un village du district de Yunlin, dans le sud de Taïwan. Les papillons en question sont des danaïdes appartenant au genre Euploea qui hivernent dans le sud de Taïwan pour la plupart dans les districts de Kaohsiung, Pingtung et Taitung. Au printemps, leur instinct les pousse à s’envoler vers leurs lieux de reproduction, dans le nord de l’île pour revenir en octobre vers Maolin.
Chan Chia-lung a commencé à s’intéresser aux danaïdes et à travailler à leur protection en 2000, grâce à des financements du bureau des Forêts, au ministère de l’Agriculture. Il travaille depuis avec d’autres entomologistes amateurs à la documentation des trajets suivis par ces papillons voyageurs
Au cours de sa migration, la danaïde survole l’autoroute n°3, qui a été inaugurée en 2004, au niveau de Linnei. Grâce à un système de caméras, Chan Chia-lung a pu établir qu’à certaines périodes, il en passait à cet endroit plus de 10 000 à la minute. Il a aussi constaté que des dizaines de milliers de papillons étaient écrasés par les véhicules qui passaient à toute allure. En 2005, il a plaidé leur cause auprès de l’administration en charge des autoroutes.
En 2007, Lin Tieshyong et Cheng Jui-fu professeurs au département de l’ingénierie civile et écologique à l’Université I-Shou de Kaohsiung sensibilisés par le discours de Chan Chia-lung soumettent au bureau des autoroutes un projet de « corridor écologique ». Ils suggérent l’installation de lampes à ultraviolet pour inciter les papillons à passer à un endroit précis, ainsi que de filets le long de la voie pour les forcer à voler plus haut et ainsi éviter les véhicules. Ils ont aussi proposé de fermer à la circulation une partie de l’autoroute lorsque les passages de papillons dépassent 2 000 à la minute. A leur grand étonnement, ce projet fut accepté et réalisé.
Voila pourquoi, si vous circulez par une belle journée de printemps sur l’autoroute n°3 du côté de Linnei à Taîwan, vous serez invité à lever le pied pour laisser passer les danaïdes.
Voir l’article original dans son intégralité, où l’on apprend beaucoup de choses sur la protection de la nature à Taîwan.