En regardant la photo de ce nid d’ Amblyornis inornatus, comment ne pas y voir un symbole de l’omniprésence de l’homme dans la nature. Jusqu’à ces dernières années, ces oiseaux utilisaient comme objets de décoration des feuilles d’arbre d’un rouge éclatant, des baies d’un bleu lumineux et d’autres éléments puisés dans la nature. Désormais, certains d’entre eux remplacent en partie les éléments naturels par ceux provenant de l’activité humaine (film plastique, emballages etc..), leur attribuant une esthétique loin d’être sans intérêt.
L’Amblyornis inornatus fait partie des Ptilonorhynchidae famille composée
de 20 espèces dont l’Amblyornis flavifrons qui a été photographié pour la première fois
lors d’une expédition en décembre 2005.
Ces oiseaux sont appelés « jardiniers » pour le soin méticuleux qu’ils mettent à l’édification
et à la décoration de leur nid. Le but de toute cette création étant de rendre l’endroit
le plus irrésistible possible afin de séduire la femelle…
Chez les paradisiers, la concurrence ne s’opère pas sur des compétence architecturales et
décoratives, mais plutôt sur des talents de chorégraphe et la capacité de parader.
Voici 3 exemples de ces extravagantes mises en scéne qui, par bonheur pour la préservation
de ces espèces, trouve un écho favorable auprès du sexe opposé.
Nous soyons apparaitre le paradisier superbe à la 2ème minute de cette vidéo.
Le moins que l’on puisse dire c’est que dans l’art de la séduction il met le paquet.
Description de la parade du Paradisier superbe (Lophorina superba)
dans ornithomedia.com
Paradisier de Carola (Parotia carolae)
La « danse de la ballerine » est l’un des six mouvements distincts, au moins,
qui compose le répertoire du paradisier mâle de Carola.
Son rituel de séduction est le plus complexe de tous les paradisiers.
Description de la parade du Paradisier de Carola (Pariota carolae)
dans ornithomedia.com
Paradisier republicain (Cicinnurus respublica)
Avec le Cicinnurus respublica le verbe plastronner prend tout son sens.
«Ils arrivent ! Ils arrivent ! », crie quelqu’un, alors que des dizaines de milliers de papillons surgissent soudain de derrière une colline. « Il faut le voir pour le croire : on dirait une rivière pourpre ! », s’exclame Chan Chia-lung, un chercheur de la Fondation taiwanaise de développement de l’ingénierie écologique.
Alors que les « spectateurs » s’extasient, la voie extérieure de l’autoroute n°3 est promptement fermée à la circulation pour que les papillons puissent la survoler en toute sécurité.
L’apparition des papillons se répète chaque printemps à Linnei, un village du district de Yunlin, dans le sud de Taïwan. Les papillons en question sont des danaïdes appartenant au genre Euploea qui hivernent dans le sud de Taïwan pour la plupart dans les districts de Kaohsiung, Pingtung et Taitung. Au printemps, leur instinct les pousse à s’envoler vers leurs lieux de reproduction, dans le nord de l’île pour revenir en octobre vers Maolin.
Chan Chia-lung a commencé à s’intéresser aux danaïdes et à travailler à leur protection en 2000, grâce à des financements du bureau des Forêts, au ministère de l’Agriculture. Il travaille depuis avec d’autres entomologistes amateurs à la documentation des trajets suivis par ces papillons voyageurs
Au cours de sa migration, la danaïde survole l’autoroute n°3, qui a été inaugurée en 2004, au niveau de Linnei. Grâce à un système de caméras, Chan Chia-lung a pu établir qu’à certaines périodes, il en passait à cet endroit plus de 10 000 à la minute. Il a aussi constaté que des dizaines de milliers de papillons étaient écrasés par les véhicules qui passaient à toute allure. En 2005, il a plaidé leur cause auprès de l’administration en charge des autoroutes.
En 2007, Lin Tieshyong et Cheng Jui-fu professeurs au département de l’ingénierie civile et écologique à l’Université I-Shou de Kaohsiung sensibilisés par le discours de Chan Chia-lung soumettent au bureau des autoroutes un projet de « corridor écologique ». Ils suggérent l’installation de lampes à ultraviolet pour inciter les papillons à passer à un endroit précis, ainsi que de filets le long de la voie pour les forcer à voler plus haut et ainsi éviter les véhicules. Ils ont aussi proposé de fermer à la circulation une partie de l’autoroute lorsque les passages de papillons dépassent 2 000 à la minute. A leur grand étonnement, ce projet fut accepté et réalisé.
Voila pourquoi, si vous circulez par une belle journée de printemps sur l’autoroute n°3 du côté de Linnei à Taîwan, vous serez invité à lever le pied pour laisser passer les danaïdes.
Quand on parle de jardins verticaux ou de murs végétalisés, on pense au botaniste Patrick Blanc, précurseur dans ce domaine. Dans nos villes où les surfaces disponibles pour la végétation se font de plus en rares, l’idée de végétaliser des surfaces verticales est plutôt séduisante. Mais le défi repose sur une contrainte essentielle : une structure qui doit être la plus légère et la plus mince possible. Or, il est hors de question de fixer verticalement d’énormes quantités de terre. Alors comment faire pousser des plantes sur un minimum de substrat ?
Patrick Blanc, botaniste au CNRS, est passionné depuis son plus jeune âge par les plantes, et particulièrement par celles offrant une remarquable capacité d’adaptation à un environnement hostile. A 14 ans, il plantait déjà des fougères sur des palissades dans le jardin de ses parents.
C’est dans les forêts de Thaïlande et de Malaisie qu’il développera son sujet de thèse sur la biologie des sous-bois tropicaux, domaine ignoré jusque là. La capacité d’adaptation et d’invention de certains végétaux épiphytes pour survivre entre la canopée et les sous-bois avec un minimum de substrat organique et de lumière, tout en s’agrippant à presque rien, est une source d’enseignement inépuisable.
C’est grâce à ces expéditions que le chercheur trouve des astuces pour élaborer les murs végétalisés.
Une video pour mieux comprendre la démarche de Patrick Blanc
Il a mis au point et breveté un système à base de feutre imputrescible arrosé d’eau additionnée d’engrais. Dans la pratique, l’installation du mur végétal doit être dissociée de la façade pour éviter les dégradations. Le support se compose d’une feuille de PVC expansé et d’un feutre d’irrigation permettant aux racines des plantes de se fixer mais aussi de se nourrir. Une fine couche de substrat est fixée sur la surface ainsi créée. Les plantes sont ensuite placées à la verticale et peuvent coloniser la surface.
Le choix des plantes : C’est ici que la formation de botaniste de Patrick Blanc prend toute son importance. Il faut évidemment connaître parfaitement le type de développement des végétaux pour les choisir capables de s’adapter à cette sorte de support, et en fonction de son orientation. Ce qui permet obtenir les effets graphiques souhaités à partir de différentes associations végétales.
Une liste de plantes pour créer un jardin vertical :
Créé en 2004, la superficie du mur est de 800 m2. Pour le réaliser, plus de 15.000 plantes de 150 espèces différentes, originaires du Japon, de Chine, des États-Unis et d’Europe centrale, ont été nécessaires. Il demande un entretien régulier et environ 10% des plantes sont renouvelées chaque année. Il a particulièrement souffert à la sortie de l’hiver 2008/2009 comme on peut le lire dans cet article du « Parisien ».
En complément à l’article
• Le site de Patrick Blanc avec ses différentes réalisations, à voir ici
• Le système de murs végétalisés de Patrick Blanc, à voir ici
Vous pouvez aussi créer votre jardin vertical chez vous :
Le mur à épiphytes de Laurence
voir la réalisation étape par étape ici
• Un forum avec plein de bons conseils pour vous aider à créer votre mur épiphyte, à voir ici
• Des exemples de murs épiphytes avec des schémas de construction, à voir ici
Des Adscita statices butinant une fleur de phacélie.
L’ Adscita statices est un hétérocère (papillon de nuit) de la famille des Zygénidés. Il est actif le jour, ce qui nous permet de l’observer butinant çà et là quelques fleurs, nous offrant ainsi sa magnifique livrée aux reflets métalliques vert turquoise.
Accouplement, la femelle en haut, le mâle en bas.
Sur la troisième vue, on observe que l’abdomen de la femelle est beaucoup plus gros que celui du mâle.
Sur cette image, on peut distinguer le dimorphisme au niveau des antennes
entre la femelle en haut (antennes en massue)
et le mâle en bas (antennes en plumet)