Exposition « les insectes bâtisseurs » se déroulant actuellement au Muséum de Tours jusqu’au 8 février 2009. Cette exposition permet de découvrir, à travers panneaux, maquettes, objets authentiques, ces mystérieuses cités que sont les ruches, les termitières et les fourmilières.
Il s’agit d’une exposition en 6 parties.
Dans la première partie le visiteur plonge directement dans le monde des insectes. Réduit à la taille d’un termite il pénétre dans une termitière.
Pour ensuite dans la deuxième partie découvrir la vie à l’intérieur de celle-ci.
Termitière de Nasutitermes triodiae
Photo B. Hoffmann
La troisième partie est consacrée à la vie en société des guêpes, abeilles, frelons et bourdons.
Des nids ouverts et fermés sont exposés dans plusieurs vitrines.
Nid de bourdons ouvert.
Photo Muséum de Tours
La quatrième partie est dédiée aux fourmis.
Septs moulages réalisés en métal montrent différents types de nids souterrains de fourmis.
Dans la cinquième partie des nids fossiles sont exposés. Certains nids datant de plusieurs millions d’années ont encore leur équivalent aujourd’hui. D’autres au contraire n’ont pas de similitude avec des structures actuelles.
Et pour finir nous voyons dans la sixième partie les utilisations humaines pour l’alimentation ou pour l’habitation.
Le « brahmaea hearseyi » est un papillon nocturne originaire de l’asie du sud-est. Aucune couleur flamboyantes sur ses ailes, simplement une harmonie d’ocre, de crème, de blanc et de noir fascinante.
C’est un des plus grand papillon au monde, la femelle pouvant atteindre une envergure de 20 cm.
Non, ce n’est pas une nouvelle recette de cuisine, mais la pensée qui m’est venue en découvrant cet alignement incongru de cadavres de taupes, accrochés à un fil de fer barbelé.
brochette de taupes
brochette de taupes
La scène se passe en Normandie, une région possédant de solides traditions. Renseignements pris, il s’agit d’une sorte de tableau de chasse qui indique à celui qui le voit la grande efficacité du taupier, une sorte de publicité : “Voyez comme je suis bon, j’ai réussi à tuer 23 taupes sur ce terrain”.
La Taupe animal « utile » ou « nuisible »?
En visitant les différents forums sur le web, il est évident qu’une majorité d’internautes considère qu’il faut absolument s’en débarrasser, les moyens pour y parvenir s’échelonnant des plus radicaux, comme le gaz ou le poison, aux plus pacifistes, telles les plantes répulsives. Rares sont ceux qui envisage qu’il puisse y avoir une cohabitation possible avec ce tout petit mammifère.
Sa grande qualité, c’est qu’il passe son temps à creuser des galeries pour se nourrir de vers et de larves, ce qui aère la terre. Malheureusement, comme il ne sait pas reboucher la galerie après son passage, il évacue le trop-plein de terre et ça fait des mottes. A une époque où la campagne et les jardins doivent être lisses et « propres », c’est amplement suffisant pour justifier sa condamnation. Personnellement, je trouve très pratique de récupérer la terre de taupe, légère et débarrassée des cailloux, pour le potager et mes diverses plantations. Même si parfois, son sans-gêne m’exaspère un peu.