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29avr 08

callopistus castelnaudi

Callopistus castelnaudi

Au Musée du Louvre dans les salles consacrées aux peintures des écoles du Nord, le visiteur est invité à redécouvrir les chefs-d’oeuvre de Van Eyck, Van der Weyden, Bosch, Metsys ou Rubens à travers le regard de l’artiste Jan Fabre.

J’ai donc déambulé le long des salles et j’ai, certainement comme d’autres, éprouvé des sentiments opposés sur les oeuvres présentées. Finalement, on peut reprocher tout ce que l’on veut à Jan Fabre, sauf de laisser indifférent.

boule-scarabee

J’ai surtout été intrigué par l’utilisation fréquente de scarabées dans son oeuvre.

Je dois admettre que les reflets bleu, vert et or sur une sphère recouverte d’élytres sont fascinants,
le matelas défraîchi sur lequel cette sphère repose l’est nettement moins.

Le Bousier (2001), installation de Jan Fabre

sarcophage scarabee

lit scarabee

cercueil paon scarabee

J’ai voulu en connaitre davantage sur l’origine de cette accumulation.

En cherchant sur internet, j’ai découvert un élément de réponse, en lisant l’article de Natacha Polony dans l’hebdomadaire Marianne, dont voici un extrait :

Né d’un père communiste, jardinier municipal féru de Rubens, et d’une mère passionnée de poésie française, Fabre se vit, depuis l’enfance, comme une sorte d’entomologiste démiurge – dans la lignée du Français Jean-Henri Fabre, dont il prétend descendre -, créant dans une tente installée dans le jardin de ses parents des êtres hybrides à partir d’un ver de terre et d’ailes de papillons.

Une sorte d’entomologiste démiurge, l’expression me plait.

:-:-:-:

Une autre chose m’intrigue, plus pragmatique.

Comment a-t-il fait pour se procurer autant de coléoptères?

:-:-:-:

J’ai cherché à savoir où obtenir ce genre de bestiole et à quel prix?

Mes recherches m’ont conduit sur le site

http://www.insect-sale.com/fr/

et j’y ai découvert que 10 exemplaires de Callopistus castelnaudi coutent 12$

:-:-:-:

J’ai commencé à effectuer un calcul mental pour connaitre le nombre de Callopistus castelnaudi nécessaires afin de créer notamment « le Bousier ». Quelques milliers semblaient une estimation minimum mais là où j’ai été pris de vertige c’est quand j’ai lu sur Wikipédia qu’environ 1,4 million de carapaces de scarabées avaient été nécessaires pour revêtir le plafond de la salle des Glaces du palais royal de Bruxelles.

« Une des œuvres les plus célèbres de Jan Fabre est le revêtement du plafond de la salle des Glaces du palais royal de Bruxelles, inauguré en octobre 2002 par les souverains. La reine Paola avait créé un comité artistique chargé d’intégrer l’art contemporain belge dans le palais royal, construit au XIXe siècle. Elle avait été séduite par le travail de Jan Fabre qu’elle avait rencontré à plusieurs reprises. Il lui proposa le revêtement du plafond par 1,4 million de carapaces de scarabées. Réverbérant la lumière, ces petites coques de 27 mm donnent des tons changeants, passant de toutes les teintes de vert à certaines formes de bleu. »(source Wikipedia)

Donc me voilà avec cette interrogation:
comment peut-on se procurer 1,4 million de carapaces de scarabées?

:-:-:-:
J’imagine que ce n’est pas en les ramassant dans la nature.
Toi l’internaute qui lis cet article si tu as une information à me livrer à ce sujet , je suis bien évidemment preneur.

:-:-:-:

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Expositions thématiques
du 11-04-2008 au 07-07-2008

Jan Fabre au Louvre – L’Ange de la métamorphose

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Pour compléter votre information sur cet artiste un excellent article dans edit-revue
La Répétition dans l’oeuvre de Jan Fabre

D’autres articles sur l’exposition:
Le Monde

Le Figaro

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Pour visiter le Palais Royal à Bruxelles
le Palais Royal s’ouvre au public pendant quelques semaines après la fête nationale du 21 juillet jusqu’à mi-septembre 2009,

plafond scarabee

Un article richement illustré sur l’œuvre Heaven of Delight , c’est le nom de la composition de scarabée qui orne le plafond de la salle des glaces.

:-:-:-:

dernière mise à jour de l’article vendredi 17 juillet 2009


9 Commentaires

  1. idoine, 4 mai 2008:

    >Comment a t’il fait pour se procurer autant de coleoptères?

    La réponse qui me vient à priori : il les a créé ( fait se reproduire)

  2. admin, 5 mai 2008:

    @idoine: C’est effectivement le plus probable, c’est plutot la dimension de cet élevage qui m’intrigue, sachant que ces scarabees ont besoin de conditions climatiques particulières.

  3. GILSON, 23 mai 2008:

    Voici l’information que viennent de me transmettre des amis anversois : Ce sont des vrai insectes. Spécialement pour Fabre on a collectionné les carapaces de bousiers dans des restaurants en Indonésie et en Malaisie, où ils sont sur le menu.

  4. philippe caillaud, 19 août 2008:

    c’est vrai ces carapaces viennent d’orient où ils mangent ces scarabées comme des moules en Belgique (Fabre dixit) mais il sont aussi fournis par des amis entomologistes. Fabre a aussi utilisés des insectes entiers comme à la biennale de Venise. Mais ça a posé quelques problèmes.

  5. Léna, 14 mars 2009:

    Ayant visité un musée à Bruxelles où il y avait plusieurs de ses œuvres, j’ai été amenée à en discuter avec l’un des conservateurs de ce musée, qui m’a appris que Jan Fabre a un élevage de scarabées, qui lui permet d’acquérir tant de petits insectes. C’est une œuvre qui laisse vraiment perplexe, par le dégout qu’inspire ces cadavres agglutinés et par la beauté que ce tas d’insecte renvoie. Je pense que le but de jan Fabre est de marquer les esprits, et en cela il y parvient parfaitement.

  6. Valentini, 9 mai 2009:

    Trou normand de mémoire grecque

    Voir que l’insecte oeuvre au futur de la nature
    s’apprend. Ça prend du temps d’aller au fond des choses
    c’est clair! Et si j’en ai plein les jambes, qui m’indisposent,
    c’est évidemment une question de posture.
    Un rappel du fait que l’étude est bien plus proche
    qu’on ne croit, de ce qu’elle tend à oublier
    bien qu’elle excelle à en chercher dans la caboche
    des autres dont on juge qu’ils sont là à les,
    pas besoin d’un dessin! Il y a des images
    qui échappent à toute représentation.
    Leur apparition implique quelque fait sage,
    d’où le soupçon de quelque manipulation
    à filer, comme on dit, ou le blues ou le spleen,
    des miettes, autour d’une boîte de sardines,
    vide, comme un roman qui se veut le tremplin
    d’idées extraites de la lampe d’Aladin,
    pièces ardemment suspendues à l’invisible
    buisson qui brille jusqu’au fin fond de la nuit,
    et différentes d’un autre pas plus visible.
    Il, dans la tiédeur du pubis, se réfugie.
    Cette toile de maître amène aussi à voir
    le côté minuscule de l’existence,
    un objet, comme on dit, de penseurs en savoir
    -vivre, en dépit du prix à la pompe à essence.

    Le calligraphe a toujours un fil à la patte.

  7. admin, 22 juin 2009:

    Voici pour l’instant la seule adresse de site web, avec une photo d’un panier contenant des Callopistus castelnaudi destinés à la consommation, que j’ai pu trouver.

    http://www.igougo.com/story-s1337049-Vientiane-Eating_Insects.html

  8. arondel thierry, 27 septembre 2009:

    c’est une HONTE!! HONTE AUX AUTEURS DE CE MASSACRE…!! apres l’on s’étonne de la disparition de certaines espèces de leurs biotopes et que ses dernières rejoignent la liste interminable des espèces protégées de par leurs disparition THIERRY

  9. Prometeus, 8 mars 2010:

    @arondel thyerry : la prochaine fois que tu vas voir une expo de Van-Gogh, n’oublie pas de ressortir ton indignation à deux francs.

    Il a pas mal usé de rouge cochenille.

    Et fais gaffe quand tu marches : tu écrabouille des millions d’acariens qui ne t’ont rien fait.

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