cuir biologique sans victime animale – victimless leather

Cette photo aurait pu illustrer un des livres composant les « Annales du disque monde » de Terry Pratchett, la fabrication in-vitro d’une petite veste en cuir par un mage de la cité d’Ank-Morpork. Pourtant tout ceci est bien réel et c’est l’oeuvre d’un couple d’artistes australiens, Oron Catts et Ionat Zurr, spécialisés dans l’Art-biotech.
C’est une oeuvre élaborée à partir d’une matrice en polymère biodégradable, à laquelle on a donné une forme de veste. Des cellules vivantes cultivées in-vitro font de ce tissu humain un nouveau medium de création sculpturale.
Un moyen de porter du cuir sans devoir tuer un animal, selon les artistes, et aussi de lancer le débat sur les possibilités de mettre fin à « notre consumérisme destructeur ».

Mais le jour où il faut tuer la veste (!), ça peut aussi devenir un cas de conscience. En témoigne Paola Antonelli, conservateur du département de l’architecture et de design du MoMA et organisatrice de l’exposition « Design and the Elastic mind » qui a eu lieu en 2008 :

« La veste a commencé à grandir, à grandir, à grandir, jusqu’au moment où elle est devenue trop grande. Et les artistes étaient repartis en Australie, alors j’ai dû prendre la décision de la tuer. Et vous savez quoi ? J’avais l’impression que je n’y arriverais jamais. Tout à coup, je me suis retrouvée avec des insomnies à l’idée de tuer une veste…Cette chose n’était pas vivante avant qu’on la fasse grandir. »

This photograph could have illustrated a book by Terry Pratchett, the making of a little leather jacket by a witch of the magic city of Ank-Morpok. Though it is real and made by two australian artists, Oron Catts and Ionat Zurr, specialized in biotech-art.
This piece of work is made from a basic structure designed like a jacket. Living cells, grown in vitro, are this new medium for sculpture.
According the artists, it is a way of wearing leather without killing any animal, and one among other possibilities to reduce our destructing consumerism.
But when comes the day you must kill the jacket, the decision may not be easy to take. Paola Antonelli, conservator of the design and architecture department of the MoMA, who organized the « Design and the Elastic mind »exhibition in 2008, says :

“The jacket started growing, growing, growing until it became too big. And [the artists] were back in Australia, so I had to make the decision to kill it. And you know what? I felt I could not make that decision. I’ve always been pro-choice and all of a sudden I’m here not sleeping at night about killing a coat…That thing was never alive before it was grown.”

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